DONNER UN SENS

DONNER UN SENS 

Depuis la nuit des temps l'Humain est en quête de sens.

Nous vivons un monde de communication et de partage. Jamais nous n'avons connu un tel brassage de culture et de savoir. La science rejoint la parole des sages, la philosophie s'installe dans nos vies.

Interpeler nos modes de penser, créer des doutes, bousculer nos certitudes sont les outils essentiels de  notre liberté. Celle d'analyser,de comparer, de choisir. La connaissance est le socle de notre liberté d' Etre vivant, en devenir.

Cette page a pour seul objectif de faire des ponts entre science physique, médecine corporelle, symbolisme et philosophie.

Des Ponts rien que des ponts dont le seul but est ... Interpeller et permettre à chacun d'entre nous de Donner un sens.                 

Marie Iglesias 

La connaissance sur le chemin du sensible
Peinture de : Pierre Marie Tardat                     La connaissance sur le chemin du sensible

                                                                                                                          

1/ Le Hara cache un cerveau 

2/ Notre société est mal dans sa peau, mal dans son Etre. 

 

Le Hara cache un cerveau.

Depuis  plusieurs siècles les Japonais pratiquent le HARA qui signifie ventre. Durant le zazen, période de méditation dans la philosophie zen, la personne installe son souffle au niveau du HARA entre le nombril et le bas ventre.  Siège de la source vitale de l’humain, soit la  force instinctive du chi dans l’esprit Taôiste.

Nous connaissons le Hara-Kiri  et cette description  qui suit n’est pas loin d’une expression connue en Occident : « A l’époque féodale, nous croyons que la sincérité résidait dans nos entrailles, et s’il nous fallait montrer notre sincérité nous devions nous trancher le ventre pour en sortir notre sincérité visible. » (1) La symbolique imagée de l’expression  « Se sortir les tripes »  ou avoir le courage d’aller au fond de soi pour en sortir le meilleur n’est pas bien différente.

Selon la pratique du HARA, la respiration abdominale permet d’abaisser notre centre de gravité (durant la position méditative de zazen). L’Homme Installé dans son cerveau reptilien est dans le contrôle, son Moi règne en maitre, en modifiant sa respiration il va éveiller sa conscience sur le lien entre l’intérieur et l’extérieur,  toucher ses racines, son instinct et se reconnecter à la terre.

La science vient depuis quelques années donner un sens à cette merveilleuse pratique du HARA, en découvrant l’existence d’un deuxième cerveau celui du ventre appelé le cerveau entérique.

 « Enroulé autour du tube digestif » (2) il possède à lui seul 200 millions de neurones. Comme le rappelle J.C Balmat  les anglais le nomme « Brain gut »  le cerveau viscéral. Nous connaissons l’expression « parler avec ses tripes », parler avec nos sentiments profonds de manière directe,  Il n’est donc pas étonnant qu’il soit le siège de nos émotions.

Le cerveau entérique est installé dans  l’instant. En lien direct avec le monde extérieur. Selon ses ressentis, il agit et modifie le fonctionnement de  l’appareil digestif. Digestif du verbe  digérer  (di/gérer) ou gérer la dualité entre intérieur et extérieur.

En charge de notre intégrité, il peut percevoir le danger et se mettre en mode automatique de survie, auquel cas il agit de manière indépendante de l’encéphale.

Les neurones sont situés dans le Système Nerveux Entérique. Le SNE peut se souvenir, s’émouvoir et même penser d’où l’expression zen « penser avec notre ventre ». Pour cela il faut « s’asseoir dans son ventre », dans son HARA,  dans l’ici et maintenant.

Nous savons aujourd’hui  que notre cerveau entérique produit de la dopamine l’hormone du bonheur. Karlfried Graf Dürckheim auteur du HARA (3) rapproche l’expression « une personne posée » de l’expression japonaise « Hara ga suawatte iru » qui signifie « avoir le ventre posé » soit ancré. Symbole de la maturité intérieure, La pratique du Hara installe la sérénité depuis des siècles dans le monde de la méditation.

Si notre cerveau reptilien à tendance à se comprimer depuis 30 000 ans, il n’en devient pas moins plus léger et surtout de plus en plus complexe. Des connexions disparaissent d’autres se créent. Nous sommes en mouvement, nous sommes vivants !

Nous vivons dans un monde où la réflexion  envahit notre existence. Nous n’avons de cesse d’organiser, de planifier notre vie, ou plutôt notre idéal de vie. Notre cerveau  reptilien  est omni présent  toujours en effervescence. La science en est le fruit.

 il est surprenant de voir la science aller à la rencontre des croyances ancestrales. Ce pont est le chemin qui nous mène dans la recherche de l’équilibre en situant notre présence entre connaissance et ressentis, réflexion et sensible, cerveaux reptilien et entérique.  Sur ce pont se trouve la voie du centre.

Marie Iglésias  Dec 2015

 

 

L’homme de Vitruve de Léonard de Vinci 1452 1519 . Le centre du cercle comme celui de l'homme se trouve là dans son HARA.

 

         Notre société est mal dans sa peau, mal dans son Etre. 

       

Une expression Allemande « avoir la peau fine » est parfaitement représentative de ce mal, elle indique un être fragile insuffisamment protégé du monde extérieur.

La peau a comme fonctions, entre autres, celle de protection, d’échange et de limite. Entant qu’enveloppe elle a deux buts, celui de nous protéger du monde et de nous sécuriser.

L’idée que l’on se fait des évènements de la vie, n’est pas toujours la réalité. Notre société crée l‘individu par l’image. … Que devient cet individu lorsque l’image explose en plein vol et s’il n’a pas de consistance ?  Quel que soit l’évènement « sociétal » extérieur qui survient dans notre vie, il ne devrait en aucun cas détruire notre être, nous avons le droit d’être ébranlé, bousculé mais pas détruit par une image qui s’écroule. (Chômage, divorce, maladie, handicap, luxe, appartenance à un groupe sociétal etc…) Si l’homme n’a pas de conscience de soi, il n’a pas de socle. Être bien dans sa peau c’est savoir qui on est ! Être mal dans sa peau, c’est ce sentiment de n’être « Rien » ce sentiment de « Vide » qu’il faut combler. Les addictions en découlent, il faut remplir le contenant.

La peau entant que limite, représente notre frontière entre notre individualité et le monde, elle est le garant de notre autonomie d’être et de penser.

Les problèmes de peau soulèvent les problèmes de frontières, d’échanges avec le monde, démangeaison, eczéma … 

« Les affections de la peau entretiennent d’étroites relations avec le stress de l’existence, avec les poussées émotionnelles, …avec les failles narcissiques et les insuffisances de structuration du Moi. » écrit Didier Anzieu dans son livre Le Moi-peau.

Le travail en sophrologie permet de revenir à une corporalité, « Le moi conscient est avant tout un moi-corps » une conscience d’enveloppe et de frontière, une perception d’intériorité et d’extériorité. Percevoir la chaleur, la matière en soi, percevoir notre limite et savoir dire NON.

Marie IGLESAIS janvier 2019

 

                                                                                                


Publié par Marie Iglesias, Sophrologue
Dernière révision le 17 janvier 2020

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