LA PRESSE EN PARLE

La presse en Parle

  1. Sophrologie - Risques psychosociaux

  2. Sophrologie - Oncologie - Ablation d'un organe recréer un shéma corporel

 


  1. "Sophrologie et risques psychosociaux"

Août 26, 2014 Publié Par Sophrologie-Actualité Dans Travail

Ce que nous appelons les « risques psychosociaux » nous permettent de nous faire une juste représentation des complications encourues par les personnes qui travaillent dans de petites, moyennes et grandes entreprises. La sophrologie s’adapte parfaitement au besoin en terme de prévention. La discipline tend à réguler les émotions, à équilibrer les comportements. Elle prend en compte les environnements interne et externe de la personne, elle lui offre un espace de réflexion, elle est avant tout pragmatique.

Au cours d’une journée de travail, nous pouvons éprouver des sensations liées au stress bien au-delà du raisonnable. Le premier danger est de le banaliser. La honte, la culpabilité font que souvent  nous nous privons de la parole, ce qui crée une confusion. Les personnes aux tendances perverses savent bien exploiter ce genre de situation, le plus souvent  sans savoir l’expliquer ni aucune préméditation, c’est de l’ordre du ressenti. Une équipe devrait s’appuyer sur des valeurs saines comme l’entraide, le partage, les encouragements, l’écoute ou la vérité. La plupart du temps, ce n’est pas réalisable. Il suffit d’observer pour se rendre compte que la motivation au travail repose en grande partie sur la notion de plaisir individuel entretenue par une possible satisfaction.

Logiquement, le système de récompense est souvent pyramidal. Entretenir la motivation est loin d’être évident, une équipe recherche la participation de tous alors que sont mis en valeur les bons éléments de l’instant, de la période ou ceux qui font savoir mieux que les autres ce qu’ils font, qu’ils n’ont d’ailleurs peut-être  pas fait ! Tout est réuni pour que les différences sabotent la cohésion et offrent un espace d’expression à ce que nous appelons l’agressivité. Il est peu probable dans ces conditions de relancer la motivation de ceux qui sont à la traîne.Pour une personne, un salarié, nous considérons que l’environnement externe est son groupe de travail. Ensuite, nous englobons dans l’interne tout ce qui est organique et les mouvements de la conscience (les pensées), la peau délimitant la frontière. Posés à même la peau, nous avons les organes des sens qui nous permettent de nous situer dans l’espace. La relaxation dynamique, technique propre à la sophrologie, part dans un premier temps à la conquête du corps, de l’intérieur, d’une manière positive.

Il faut souligner ici l’importance de deux grands principes, deux piliers fondamentaux de la méthode que sont la vivance corporelle et la pensée positive. Le quotidien fait que nous avons tendance à synchroniser ce que nous pensons ou ressentons sur l’ambiance externe, ce qui peut ouvrir la porte aux doutes, aux ruminations et autres arrière-pensées. Ce sont des réactions d’anticipation, de défense, un peu comme si nous étions en mode survie. Le fait de renforcer les sensations corporelles permet de distinguer clairement ce qui vient de l’extérieur et d’en minimiser l’impact sur notre état émotionnel.

Beaucoup de cadres, de dirigeants, ont conscience des problèmes relationnels sur le lieu de travail. Ils ne se nourrissent pas des difficultés puisque pour la plupart, ils souhaitent que les salariés puissent évoluer dans de bonnes conditions. Les objectifs par extension étant l’augmentation du rendement et la baisse de l’absentéisme. La sophrologie, qui privilégie la nuance, est capable de consolider le lien entre les exigences des responsables et le mieux-être des salariés.

Auteur : Laurent Favarel, Sophrologue


2.  Sophrologie - Oncologie - Ablation d'organe

Témoignage d'un Sophrologue au sein d'un service d'oncologie

27.06.2015

Source :http://www.la-maison-du-cancer.com/ - Pascale Senk

 

Masseur Kinésithérapeute, Frédéric d’Herbes intervient dans les services de neurologie vasculaire, cardiologie et cancérologie à l’Hôpital Lariboisière à Paris. A son panel thérapeutique « classique », il a ajouté la sophrologie dont il nous explique les bienfaits.

LMC : on pense souvent que sophrologie égale relaxation. Est-ce exact ?

Non, car la sophrologie ne se limite pas à l’état de relaxation. Généralement une séance dure une heure et commence par un travail verbal. On interroge le patient sur l’histoire de sa maladie, son état actuel, ses émotions. On apprend ainsi à connaître son univers, ce qu’il aime. Le but est de créer avec lui un « lieu ressource » dans lequel il  va prendre l’habitude de se plonger pour reprendre des forces. C’est un cadre précis qui s’élabore là, parce qu’on ne veut pas laisser les patients « partir » sans appui dans une visualisation. Les échanges entre le soignant et le patient permettent donc une relaxation cadrée et plutôt active : quoique relaxé, très détendu, il faut s’imaginer dans certaines situations précises, à un moment donné. Ensuite, on ne sort pas n’importe comment de cet état. Chaque séance fournit un apprentissage pour tirer les meilleurs bénéfices de la technique. De nombreux patients, séduits par la sophrologie, repartent donc chez eux avec cet outil pour accompagner leur guérison.

LMC : cette forme d’autonomie vous semble importante ?

Absolument. Et elle peut débuter dès l’annonce de la maladie. Un patient atteint par le cancer peut visualiser la dissolution de la tumeur, ou l’effacement des métastases pendant une chimiothérapie. Même si cela est de l’ordre de l’imaginaire et du virtuel, il récupère ainsi en force intérieure car il ne se sent plus impuissant face au mal. Grâce à la sophrologie, il devient véritablement acteur de son rétablissement.

LMC : en cancérologie justement, comment l’utilisez-vous ?

Je travaille notamment pour préparer aux opérations, puis pour aider à la récupération du schéma corporel après l’ablation d’un organe ou pour accompagner les longs traitements en chimiothérapie. Ainsi, dans les cas de tumeurs dans l’oreille, des séances de sophrologie participent au protocole de rééducation : on travaille avec le patient sur son vécu intérieur et son ressenti de verticalité et en une quinzaine de séances, on peut arriver à la disparition définitive des vertiges.

LMC : et dans les cas d’ablation ?

La récupération du schéma corporel permise par la sophrologie est capitale. J’accompagne des femmes qui vont subir une masectomie ou une plastie mammaire. On peut faire des séances de relaxation profonde et accompagnée avant l’intervention chirurgicale, puis aider la patiente à se visualiser au mieux dans deux, trois, quatre mois… après l’opération, récupérant son corps et sa féminité. On peut aussi faire un travail en état sophronique (cet état modifié de conscience permis par la sophrologie) autour des notions de féminité, de  maternité. J’utilise aussi ces techniques pour les patientes atteintes d’un cancer de l’utérus.

LMC : quelle est la place de la sophrologie dans l’Hôpital ?

Elle est encore mal perçue, malheureusement, parce que mal connue. La sophrologie n’est pas une thérapie mais plutôt un outil à la disposition de différents professionnels qui, chacun dans sa spécialité, peut en tirer de grands bénéfices : les sages femmes pour la préparation à l’accouchement, les psychiatres pour lutter contre la dépression, les infirmières pour les familles des patients en soins palliatifs …Chacun travaille dans son propre jardin. Résultat : la sophrologie est utilisée sans que cela se sache. Mais de plus en plus de docteurs en prescrivent désormais l’usage pour le traitement de leurs patients.

 

Propos recueillis par Pascale Senk


 


Publié par Marie Iglesias, Sophrologue
Dernière révision le 09 mars 2016

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